Les peuples jummas des Chittagong Hill Tracts, au sud-est du Bangladesh, font face à plusieurs difficultés qui touchent à leurs droits fondamentaux, à leurs terres, à leur sécurité et à la préservation de leurs cultures. Pour le site de La Voix des Jummas, il est important de présenter ces problèmes de manière claire, en distinguant les enjeux historiques des violations signalées plus récemment.
Les principaux problèmes auxquels les Jummas sont confrontés
1. La dépossession des terres ancestrales
De nombreuses communautés jummas sont confrontées à des conflits fonciers, à l'occupation de leurs terres et à des expulsions. Ces terres sont essentielles à leur identité, à leur agriculture et à leurs traditions. Les mécanismes de règlement des litiges fonciers prévus par l'accord de paix restent largement inopérants.
2. La présence militaire et les restrictions aux libertés
La forte présence des forces de sécurité dans les Chittagong Hill Tracts suscite des inquiétudes concernant les arrestations arbitraires, les opérations dans les villages et les restrictions de la vie quotidienne. Les organisations de défense des droits humains demandent notamment l'application des dispositions de l'accord de paix de 1997 relatives à la démilitarisation.
3. Les violences et l'insécurité
Des attaques contre des communautés autochtones, des habitations, des commerces et des lieux de culte ont été signalées. Les rapports font état de violences impliquant différents acteurs, de décès et de déplacements de population. Les enquêtes et la lutte contre l'impunité restent des enjeux majeurs.
4. Les violences envers les femmes et les filles
Des organisations de défense des droits humains ont documenté des violences sexuelles et des agressions visant des femmes et des filles autochtones. L'accès à la justice, la protection des victimes et la lutte contre l'impunité constituent des préoccupations importantes.
5. Les arrestations et les détentions arbitraires
Le cas de la communauté autochtone Bawm illustre particulièrement ces difficultés. Amnesty International a signalé en décembre 2025 que 59 personnes Bawm étaient toujours détenues sans procès, dont trois enfants, après des arrestations liées à une opération de sécurité.
6. La marginalisation politique et culturelle
Les Jummas revendiquent une reconnaissance effective de leurs droits en tant que peuples autochtones, une participation réelle aux décisions qui les concernent et la préservation de leurs langues, de leurs traditions et de leur patrimoine. Le statut des peuples autochtones n'est toujours pas pleinement reconnu par l'État bangladais, et plusieurs dispositions essentielles de l'accord de paix de 1997 restent inappliquées.
Un accord de paix toujours inachevé
L'accord de paix signé en 1997 entre le gouvernement du Bangladesh et les représentants politiques des Chittagong Hill Tracts devait mettre fin au conflit et établir des garanties concernant les terres, l'administration régionale et les droits des populations locales. Près de trente ans plus tard, des dispositions essentielles restent inappliquées, selon IWGIA.
Le rôle de La Voix des Jummas
Face à ces difficultés, La Voix des Jummas agit en France pour :
Informer le public sur la situation des peuples jummas.
Sensibiliser les institutions françaises, européennes et internationales aux violations des droits humains signalées.
Soutenir les initiatives de défense des droits des peuples autochtones.
Préserver et valoriser la culture, les langues et les traditions jummas.
Promouvoir la justice et la paix, notamment par l'application effective de l'accord de 1997.
L'objectif est que les peuples jummas puissent vivre en sécurité sur leurs terres ancestrales, préserver leur identité et exercer pleinement leurs droits.









